lundi 30 mai 2005
Histoire de supermarché
16:37 - Par magicnico - n importe quoi - 10 commentaires
Il etait 6 heure du soir. Je rentrais du travail. Les gens dans la rue n'etait pas differents des autres jours.
Sur le chemin vers mon appartement je passe par le supermarché, je n'ai plus rien a manger et il faut que j'aille faire les courses.
IGA, Independent Grocers of Australia, c'est étrange pour un nom de supermarché, mais au moins ça à un vrai sens, pas comme Carrefour ou Auchan.
Ce supermarché ressemble a tous les supermarchés. Rayon fruits et legumes, rayon yahourts, rayon conserves. La froideur du bac à surgelé produit cette vapeur humide qui semble lourde sous la lumiere des neons. Ces temps ci, ma vie semble froide et triste. Si nous sommes ce que nous mangeons, je dois manger trop de surgelés.
Errant de rayons en rayons, je ne reconnais que les produits communs des autres jours, et leur couleurs jadis vive semble palit par le souvenir de mon dernier repas. Je ne voudrais pas etre une brique de lait. Qu'y a t'il de plus absurde qu'une brique de lait. Je suis un liquide dans une boite en carton, j'aurai pu nourrir un veau qui mourra a l'abattoir et je vais nourrir ceux qui mangerons ce veau. Ce n'ai pas un choix si les alternatives sont toutes stupide.
C'est au rayon biscuit que cela se produisit. Mon regard attardé par un cookie quelconque, je l'aperçu. Il etait la, entre les cookies de Mrs Smith et un biscuit chocolaté.
Le mikado a la fraise.
Oh bien sur ce n'etait pas un vrai mikado, mais un pocky, vague imitation mais promie a un avenir certain. Comment une idée si merveilleuse ne m'avait jamais effleuré l'esprit ! Le mikado est une valeure sure du biscuit, et s'il existait une bourse du biscuit, le mikado aurais sa place au cac40. Mais ce concept etait tout bonnement revolutionnaire, remplacer le chocolat par une composition à la fraise. Le genie du biscuit etait incarné devant mes yeux.
A cette apparition, mon esprit s'éveille, j'imagine la douceur suave de sucre et de fraise réunie autour du biscuit craquant de bonheur. La salive me monte à la bouche et rien ne semble au pareil. La lumiere qui, il y a 2 minutes etait aveuglante s'apaise sur ce paquet deja convoité. Les rangés de biscuit s'ecartent de son aura mystique. Il semble devoué à être consommé. Le paquet est maintenant dans mon panier. Je termine avec hate ces courses tout en gardant un oeil sur ce concentré de plaisir qui m'attend. Je paye, je peux encore apercevoir le paquet rose a travers le sac en plastique.
Arrivé chez moi je ne deballe pas les paquets. J'oubli la glace qui ne demandait pourtant qu'un peu de fraicheur et me jette sur l'objet du desir. J'ouvre avec febrilité l'emballage cartonné et sort rapidement deux sticks pour en mettre un en bouche.
La couche de fraise semble fine, le sucre un peu synthetique. J'attaque le deuxieme stick, le biscuit est pauvre, la desillusion prend place. Non, ce n'est pas possible, je dois être mal tombé, je ressors un nouveau stick. Le sucre semble se recrystalliser et se sépare de la maigre couche de fraise. C'est un fait, le biscuit est mauvais. Ce qui aurais pu être le St Graal patissier n'est que tromperie et desespoir. Mon reve s'acheve sur un parfum d'amertume, et avec lui mes espoirs d'un monde meilleur.
note pour plus tard : ne pas trop mettre d'espoir dans un biscuit.
Ce supermarché ressemble a tous les supermarchés. Rayon fruits et legumes, rayon yahourts, rayon conserves. La froideur du bac à surgelé produit cette vapeur humide qui semble lourde sous la lumiere des neons. Ces temps ci, ma vie semble froide et triste. Si nous sommes ce que nous mangeons, je dois manger trop de surgelés.
Errant de rayons en rayons, je ne reconnais que les produits communs des autres jours, et leur couleurs jadis vive semble palit par le souvenir de mon dernier repas. Je ne voudrais pas etre une brique de lait. Qu'y a t'il de plus absurde qu'une brique de lait. Je suis un liquide dans une boite en carton, j'aurai pu nourrir un veau qui mourra a l'abattoir et je vais nourrir ceux qui mangerons ce veau. Ce n'ai pas un choix si les alternatives sont toutes stupide.
C'est au rayon biscuit que cela se produisit. Mon regard attardé par un cookie quelconque, je l'aperçu. Il etait la, entre les cookies de Mrs Smith et un biscuit chocolaté.
Le mikado a la fraise.
Oh bien sur ce n'etait pas un vrai mikado, mais un pocky, vague imitation mais promie a un avenir certain. Comment une idée si merveilleuse ne m'avait jamais effleuré l'esprit ! Le mikado est une valeure sure du biscuit, et s'il existait une bourse du biscuit, le mikado aurais sa place au cac40. Mais ce concept etait tout bonnement revolutionnaire, remplacer le chocolat par une composition à la fraise. Le genie du biscuit etait incarné devant mes yeux.
A cette apparition, mon esprit s'éveille, j'imagine la douceur suave de sucre et de fraise réunie autour du biscuit craquant de bonheur. La salive me monte à la bouche et rien ne semble au pareil. La lumiere qui, il y a 2 minutes etait aveuglante s'apaise sur ce paquet deja convoité. Les rangés de biscuit s'ecartent de son aura mystique. Il semble devoué à être consommé. Le paquet est maintenant dans mon panier. Je termine avec hate ces courses tout en gardant un oeil sur ce concentré de plaisir qui m'attend. Je paye, je peux encore apercevoir le paquet rose a travers le sac en plastique.
Arrivé chez moi je ne deballe pas les paquets. J'oubli la glace qui ne demandait pourtant qu'un peu de fraicheur et me jette sur l'objet du desir. J'ouvre avec febrilité l'emballage cartonné et sort rapidement deux sticks pour en mettre un en bouche.
La couche de fraise semble fine, le sucre un peu synthetique. J'attaque le deuxieme stick, le biscuit est pauvre, la desillusion prend place. Non, ce n'est pas possible, je dois être mal tombé, je ressors un nouveau stick. Le sucre semble se recrystalliser et se sépare de la maigre couche de fraise. C'est un fait, le biscuit est mauvais. Ce qui aurais pu être le St Graal patissier n'est que tromperie et desespoir. Mon reve s'acheve sur un parfum d'amertume, et avec lui mes espoirs d'un monde meilleur.
note pour plus tard : ne pas trop mettre d'espoir dans un biscuit.
Commentaires
Quelles envolées! bravo mon frère! c'est digne de "elle a mis de l'eau dedans, je l'ai plus jamais aimée!" ^^ huhu
Ne jamais faire confience à la bouffe anglosaxone, surtout si elle a un nom aussi ridicule que Pocky!
J'ai du relire cac40 cinq fois pour comprendre. Au début j'avais lu "cacao".
mdr cacao, t'es trop l33t comme gars :D
Non mais a quoi tu t'attendais .. avec une boite aussi kitch, laide, sans gout ... ca sentait le produit moisi.
Oui, je sais, j'suis très superficiel des fois :p mais ca me reussi pas mal :)
Nico as-tu goute d'autres gateaux australiens. leurs mille-feuilles par exemple... C'est pas du mille-feuilles, c'est du mille-creme horrible.
En fait ces pauvres ne savent faire que les gateaux secs, et les tim-tams qui est un gateau sec enrobe de chocolat. Les femmes en rafollent et moi je trouve que ca n'a aucun gout :(
Bon les mecs quand c'est que vous nous envoyez des vrais bon gateaux bien de chez nous a moi et Nico :D.
Vive les pims!
Eh mais c'est total vrai
La patisserie ici c'est de la merde en boite, et encore je suis pas sympa pour la boite...
C'est tout sec, tout pateux, ou alors gros tas etouffe chretien, faut dire, a la base c'est des anglais...
Gateaux secs, Donut et cookies ça va.
Quand aux tim tam, j'ai participé a un concours a l'université de "Celui qui en mettait le plus en entier dans sa bouche" (oui tres inteligent comme concours), eh bien a ma grande honte j'ai perdu :'(
J'en ai mis 6 dans ma bouche quand qqun d'autre en a mis 9 (attention pour ceux qui connaissent pas c'est pas non plus des tout petits gateaux)
Apres j'ai failli mourrir etouffé par ces gateaux de merdre et donc je n'en mange plus... :D
C bizarre mais ca ne m'étonne meme pas que tu participes a ce genre de concours :D
Je te vois tres bien sauter de joie rien qu'a l'annonce d'un tel défi. :)
Dans ce cas la tu peux imaginer ma deception quand j'ai vu que j'etais loin derriere le gagnant.
Le soir je me suis imolé par le feu en place publique.
Et voilà...
je cherche des informations sur les supermarchés et leur histoire pour un rapport de stage et je tombe sur ton blog...
Merci à toi pour ce delicieux moment passé à lire ton extraordinaire aventure, au milieu de toutes ces pages rébarbatives j'ai retrouvé le sourire :]
"Ce qui aurais pu être le St Graal patissier n'est que tromperie et desespoir." Vendredi 28 octobre 2005, je trouve enfin le poète du siècle (sisi c'est vrai!)
En te souhaitant une bonne continuation dans ta recherche du biscuit idéal
a++
Eh ben ça c'est un gentil commentaire :D