Il etait 6 heure du soir. Je rentrais du travail. Les gens dans la rue n'etait pas differents des autres jours.
Sur le chemin vers mon appartement je passe par le supermarché, je n'ai plus rien a manger et il faut que j'aille faire les courses.
IGA, Independent Grocers of Australia, c'est étrange pour un nom de supermarché, mais au moins ça à un vrai sens, pas comme Carrefour ou Auchan.
Ce supermarché ressemble a tous les supermarchés. Rayon fruits et legumes, rayon yahourts, rayon conserves.
La froideur du bac à surgelé produit cette vapeur humide qui semble lourde sous la lumiere des neons.
Ces temps ci, ma vie semble froide et triste. Si nous sommes ce que nous mangeons, je dois manger trop de surgelés.
Errant de rayons en rayons, je ne reconnais que les produits communs des autres jours, et leur couleurs jadis vive semble palit par le souvenir de mon dernier repas.
Je ne voudrais pas etre une brique de lait. Qu'y a t'il de plus absurde qu'une brique de lait.
Je suis un liquide dans une boite en carton, j'aurai pu nourrir un veau qui mourra a l'abattoir et je vais nourrir ceux qui mangerons ce veau. Ce n'ai pas un choix si les alternatives sont toutes stupide.
C'est au rayon biscuit que cela se produisit. Mon regard attardé par un cookie quelconque, je l'aperçu. Il etait la, entre les cookies de Mrs Smith et un biscuit chocolaté.

Le mikado a la fraise.
Oh bien sur ce n'etait pas un vrai mikado, mais un pocky, vague imitation mais promie a un avenir certain.
Comment une idée si merveilleuse ne m'avait jamais effleuré l'esprit ! Le mikado est une valeure sure du biscuit, et s'il existait une bourse du biscuit, le mikado aurais sa place au cac40.
Mais ce concept etait tout bonnement revolutionnaire, remplacer le chocolat par une composition à la fraise. Le genie du biscuit etait incarné devant mes yeux.
A cette apparition, mon esprit s'éveille, j'imagine la douceur suave de sucre et de fraise réunie autour du biscuit craquant de bonheur. La salive me monte à la bouche et rien ne semble au pareil.
La lumiere qui, il y a 2 minutes etait aveuglante s'apaise sur ce paquet deja convoité. Les rangés de biscuit s'ecartent de son aura mystique. Il semble devoué à être consommé.
Le paquet est maintenant dans mon panier. Je termine avec hate ces courses tout en gardant un oeil sur ce concentré de plaisir qui m'attend. Je paye, je peux encore apercevoir le paquet rose a travers le sac en plastique.
Arrivé chez moi je ne deballe pas les paquets. J'oubli la glace qui ne demandait pourtant qu'un peu de fraicheur et me jette sur l'objet du desir.
J'ouvre avec febrilité l'emballage cartonné et sort rapidement deux sticks pour en mettre un en bouche.
La couche de fraise semble fine, le sucre un peu synthetique. J'attaque le deuxieme stick, le biscuit est pauvre, la desillusion prend place.
Non, ce n'est pas possible, je dois être mal tombé, je ressors un nouveau stick. Le sucre semble se recrystalliser et se sépare de la maigre couche de fraise.
C'est un fait, le biscuit est mauvais. Ce qui aurais pu être le St Graal patissier n'est que tromperie et desespoir.
Mon reve s'acheve sur un parfum d'amertume, et avec lui mes espoirs d'un monde meilleur.
note pour plus tard : ne pas trop mettre d'espoir dans un biscuit.